grève de pentecôte : quelles retenues sur salaire ?

Quelques précisions pour rassurer les collègues...
mercredi 11 mai 2005

Beaucoup de collègues ont peur de faire grève lundi 16 mai, craignant de se voir retirer des sommes astronomiques... Du calme !

Le travail gratuit durant un jour férié étant une première historique, personne ne sait exactement comment l’administration va procéder pour ponctionner nos traitements (vide juridique).

Dans le privé, c’est clair : une cotisation sociale supplémentaire a été d’ores et déjà versée par les entreprises, officiellement compensée par une journée de production sans salaire. En aucun cas les salaires "épargnés" le 16 mai ne seront directement reversés à l’Etat. En fait, l’entreprise peut s’organiser de différentes manières... Y compris en ne touchant pas aux conditions de travail et de rémunération des salarié-e-s.

De nombreuses entreprises vont d’ailleurs dégager un bénéfice supplémentaire grâce à cette journée : la cotisation sociale sera inférieure aux profits supplémentaires dégagés par cette journée de travail gratuit. Merci Raffarin.

Dans l’Education Nationale, nous ne produisons rien directement. Nous créons de la richesse à long terme, de la richesse indirecte, car les connaissances dispensées aux élèves aujourd’hui permettront, demain, d’assurer la vie sociale et économique de toute la société. Par ailleurs, l’ouverture des écoles permet aux parents d’aller bosser ce jour-là !

Dans l’éducation nationale, halte aux rumeurs... Personne ne touchera à votre paie du samedi et du dimanche. Comme nos traitements sont décomptés en trentièmes (théoriquement, chaque mois correspond à 30 trentièmes), il existe trois hypothèses pour le 16 mai :

1/Un trentième est prélevé à tout le monde, et deux trentièmes aux grévistes : cette grève n’est donc pas plus pénalisante qu’une autre. Hypothèse peu probable : amputer d’un trentième des collègues, alors qu’elles/ils travaillent un jour férié, c’est la double peine !

2/Considérant qu’on ne peut pas retirer de salaire sur une journée où les non-grévistes ne gagnent pas d’argent, rien ne serait retiré en plus aux grévistes. Cette hypothèse est peu probable, mais dans le vide juridique actuel, elle reste possible. Elle dépend, en particulier, du rapport de force créé dans la rue le jour J.

3/Cette grève sera prélevée comme une autre, c’est à dire un trentième pour les grévistes et c’est tout. Cela semble la solution la moins complexe à mettre en place.

En tout état de cause, le vrai scandale, c’est l’augmentation du temps de travail, dans un pays qui compte des millions de privé-e-s d’emploi.

C’est contre ce scandale qu’il faut s’élever le 16 mai : partageons le travail, pas la misère, voilà la vraie solidarité ! Le 16 mai, tou-te-s en grève ! Manif 11 heures place Carnot. Pique-nique auto-géré à midi.


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